Les élus et militants communistes vernonnais demandent l'abandon de l'utilisation du Taser, un
pistolet envoyant des décharges électriques qui provoquent une douleur qui , selon l'ONU, est "une forme de torture".
Depuis sa mise en service en 1999, le Taser pourrait être à l'origine, parfois indirectement (chute de
la "cible", malformation cardiaque...), de la mort de plusieurs dizaines de personnes, notamment aux Etats-Unis et au Canada.
Une vidéo tournée à Vancouver, le 14 octobre dernier, a relancé la polémique. On y voit un immigrant
polonais de quarante ans se tordre de douleur après avoir reçu au moins deux décharges, puis décéder dans la foulée.
Face à la position de l'ONU, la seule réponse de l'entreprise Taser est qu'"il n'y a pas un
seul usage de la force par la police qui n'implique pas la douleur".
Un argument qui n'enlève rien à la "forme de torture" que constitue la "douleur aigüe" provoquée par le
Taser selon l'organisme international mais qui ne peut que renforcer l'exigence des défenseurs des droits de l'Homme, des élus et des démocrates vernonnais que toute la lumière soit faite sur les
conditions d'utilisation de cette arme par la BAC, à Vernon, le 1er août au soir.
Par Jean-Luc LECOMTE
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